Suivi de la fertilité des sols en Androy

Une parcelle de production des grains pour la subsistance, bien protégée par le vent et l’érosion hydrique

Le projet vise à renforcer la résilience des producteurs en mettant à leur disposition des légumineuses performantes en conditions semi-arides (pois d’Angole et pois de Lima) et ciblera 6300 bénéficiaires sont sensibilisés sur les intérêts de la culture des légumineuses pois d’Angole et pois de Lima local (konoke) et sont accompagnés pour aménager leurs parcelles de culture.

La plante phare autour de laquelle s’aménagent les blocs agroécologiques est une légumineuse arbustive pluriannuelle (3-4 ans), le pois d’Angole (Cajanus cajan indica). Extrêmement résistant à la sécheresse, le pois d’Angole fournit deux récoltes par an. Sa teneur en protéines est de 22 %. Cette plante, une fois la deuxième récolte annuelle effectuée, peut être pâturée et constitue un fourrage de qualité. Le Cajanus rehausse la fertilité des sols par l’enrichissement en azote et la restitution de matière organique par la litière. Grâce au pois d’Angole, cultivé en mini-forêts pendant deux ou trois ans, les paysans peuvent remettre en cultures leurs parcelles épuisées et laissées en jachère. Le pois d’Angole constitue également un très bon brise-vent à la parcelle pour les cultures annuelles et chaque année, il peut être coupé pour fournir un bois de chauffe précieux dans les zones déforestées.

La deuxième culture est le konoke (pois de Lima, Phaseolus lunatus), une légumineuse rampante pluriannuelle endémique car très résistante aux conditions d’aridité. Il existe depuis 2009, des variétés douces très appréciées qui sont déjà dans certaines zones plus cultivées que le niébé, principale légumineuse de contre saison. Sa teneur en protéines est de 21%. Sa capacité de couverture du sol et sa bonne production de biomasse en font une culture améliorante de premier plan pour l’Androy. Mesurer et documenter le suivi de la restauration de la fertilité et du fonctionnement biologique des sols sous pois d’Angole.

La convention de partenariat entre le CTAS et le Gret, financée par la fondation avril, permettra de i) densifier les blocs agroécologiques existants dans le Sud de Madagascar, à travers la distribution des semences en bons et ii) améliorer la qualité des sols par les techniques agroécologiques.