PROSILIENCE

Le projet vise à résoudre les problèmes agricoles dans les zones cristallines du sud de Madagascar, caractérisées par des cultures intensives d’arachides en monoculture. Le sol s’appauvrit, les récoltes diminuent, et les chocs climatiques récurrents augmentent les risques pour les agriculteurs. L’objectif est d’introduire des techniques agroécologiques qui ont réussi ailleurs pour améliorer la résilience de la production.

La catastrophe agricole de 2019-2020 dans le sud de Madagascar souligne l’importance de diversifier les cultures pour gérer les risques liés au climat. Les agriculteurs qui dépendent uniquement de l’arachide ont souffert en raison du retard des pluies. L’action vise à améliorer la qualité du sol, à diversifier les cultures et à renforcer les techniques agricoles au sein des exploitations familiales.

La filière arachide est bien connue dans la région du projet, mais l’accès aux semences locales est limité. L’action vise à soutenir la production de semences mères d’arachides locales pour les bénéficiaires du projet et la population locale. Cela contribuera également à fournir des semences locales pour d’éventuelles usines de transformation d’arachides dans la région.

La région Androy, située au sud de Madagascar, souffre de conditions climatiques semi-arides, de sols appauvris, de pressions parasitaires élevées et de taux de pauvreté très élevés. L’agriculture repose sur un système agro-pastoral et la diversification des cultures est essentielle pour faire face à l’insécurité alimentaire. Les sols sont principalement sableux, peu fertiles, et souffrent de l’érosion due aux labours à la charrue. Les agriculteurs n’utilisent pas d’engrais chimiques en raison de leur coût élevé et de contraintes culturelles.

Pour restaurer la fertilité des sols, l’action propose l’utilisation de plantes protectrices et améliorantes pour les sols, ainsi que des techniques agroécologiques adaptées au contexte local. Le CTAS a déjà diffusé l’agroécologie dans la région par le biais de champs écoles, de blocs agroécologiques, de formation et de soutien aux agriculteurs.

Le suivi et l’évaluation du projet seront assurés par l’équipe de CTAS, avec des rapports internes et des outils de suivi. Un comité de pilotage composé de représentants de la GIZ et de la direction de CTAS supervisera le projet.

Le projet mettra en œuvre un plan de communication pour assurer la visibilité, mettant en avant les bailleurs (GIZ) et le CTAS comme chef de file dans les initiatives agroécologiques. Les moyens de communication incluront des ateliers de formation, des campagnes d’information, des spots radio, des visites, des outils d’affichage, des plaquettes, une étude de capitalisation et un film documentaire.

Les groupes ciblés par la communication sont les populations bénéficiaires, les autorités locales, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les autorités nationales, les médias et d’autres bailleurs. Tous les outils de visibilité seront validés par la GIZ et CTAS avant diffusion.

Pour assurer la pérennisation, le projet renforcera la motivation des agriculteurs bénéficiaires, soutiendra l’autocontrôle des paysans relais, et encouragera leur inscription à la chambre de l’agriculture. De plus, le projet impliquera les équipes techniques de l’OPR et de la DRAE pour garantir la continuité des activités après son achèvement.