Lors de cette rencontre, nous avons eu l’opportunité de présenter notre expérience unique à Madagascar, dans la région Androy, une zone fortement marquée par le “kere”, terme local désignant une famine extrême, causée entre autres par la dégradation des sols, les vents violents appelés tiomena, et des précipitations de plus en plus rares.
Nous avons eu l’honneur de participer à la “Restoration Academy”, un atelier interactif et sur mesure qui s’est tenu du 26 au 28 mai à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Cet événement a réuni des acteurs engagés dans la restauration des écosystèmes à travers l’Afrique. Cet atelier s’inscrit pleinement dans l’esprit de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes.
Un espace de co-apprentissage pour faire avancer la restauration
L’objectif était clair : créer un espace où les experts de la restauration peuvent apprendre ensemble, partager leurs réussites comme leurs défis, et tisser des liens entre les initiatives locales et les grands mouvements mondiaux.
La “Restoration Academy” n’était pas une simple formation , c’était un véritable laboratoire d’échanges. Nous y avons discuté de communication, de suivi des impacts, de mobilisation de financements, de gestion de projets écologiques, et surtout, d’innovation face au changement climatique.


Le CTAS met en avant les blocs agro écologiques, solution phare du Sud de Madagascar
Le CTAS a présenté avec fierté ses actions menées dans la région Androy, là où la famine et les sécheresses dominent. Pour faire face à ces situations, le CTAS a développé une réponse concrète : le bloc agro-écologique.
Il s’agit d’un aménagement collectif d’au moins 10 hectares, mêlant cultures rampantes, arbres, haies brise-vent et pratiques de conservation des sols. Ce système crée un véritable effet oasis, protège les terres de l’érosion éolienne et hydrique, et améliore à la fois la productivité agricole et la résilience des familles paysannes.
Aujourd’hui, plus de 10 000 hectares de blocs agro-écologiques ont été emblavés, répartis sur plusieurs communes rurales. Une solution née du terrain, pour le terrain, qui redonne de l’espoir aux communautés du Sud.


Un moment pour s’inspirer et s’améliorer
Participer à cet atelier a été pour nous une formidable opportunité d’apprentissage mutuel. Nous avons pu partager nos succès, mais aussi écouter des expériences venues d’ailleurs, découvrir des approches innovantes, tester de nouvelles idées, et envisager des améliorations à apporter à notre démarche pour l’avenir. Dans un monde de plus en plus bouleversé par le changement climatique, ces échanges sont essentiels. Ils nous rappellent que des solutions existent, qu’elles sont déjà en œuvre, et qu’en unissant nos efforts, même les contextes les plus complexes peuvent évoluer positivement.








